Sciences de l’information de communication (SIC)

En Science de l’Information et de Communication, l’ISEAB voudrait promouvoir des professionnels de l’information dans notre milieu local. Il est bien vrai que ceux qui s’y engagent maintenant, ne perçoivent pas, à court terme, une perspective d’embauche. Pourtant cette section reste aussi importante que les autres. Nul doute que le savoir est déjà et sera un enjeu majeur, peut-être le plus important dans la compétition mondiale pour le pouvoir, comme l’écrivait dès 1979 le philosophe français François Lyotard. Il prophétisait qu’après s’être battus pour la maîtrise des territoires, puis des matières premières et des mains d’œuvres bon marché, les Etats-Nations allaient se battre à l’avenir pour la maîtrise des informations. Il voyait là l’ouverture d’un « nouveau champ pour les stratégies industrielles, commerciales, militaires et politiques ». C’est assez dire sur l’opportunité de cette section.

Les cours du premier cycle forment des professionnels des médias, c’est-à-dire des vrais usagers des moyens de communication, des hommes et des femmes capables d’écouter et d’interpréter l’essentiel des entretiens et des discours, de les communiquer sans ambages et objectivement. Véritables « leaders d’opinions », ils ont le devoir d’animer et de sensibiliser les masses sur les grands défis de nos sociétés modernes. D’où, les cours théoriques et pratiques basés sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) qui rendent les étudiants vraiment capables de situer l’opinion publique au sujet des enjeux sociaux et politiques de leur temps. La section des Sciences de l’Information et communication sociale veut participer à la formation des « praticiens » des médias, maîtrisant les nouvelles formes de communication sociales. De nos jours, qui détient l’information (et bientôt la connaissance, c’est-à-dire les capacités de traitement et d’analyse), organise sa circulation, détient le pouvoir. Dans notre cas, la désinformation sur les enjeux politiques et sociaux empêche une conscience civique engagée, l’éveil à ce qui se passe dans la société. Pour l’apprentissage du journalisme professionnel, l’ISEAB dispose de plusieurs outils pédagogiques : la Radio-Moto, Le Journal-école Kengele et le studio de l’audio-visuel.

Dans notre milieu, même si les jeunes sont bien engagés dans la presse radiophonique, la presse écrite reste, par contre, à promouvoir.

Après le premier cycle, l’étudiant est libre de s’orienter dans une des options suivantes qui ont des objectifs spécifiques:

Le journalisme politique qui ouvre à deux orientations : La politique intérieure (JPI) et la politique extérieure (JPE).

Ceux qui finissent en politique extérieure sont utiles à la société pour éclairer l’opinion sur les enjeux des relations bilatérales et internationales qu’entretient notre pays avec les autres pays du monde.

Ceux qui finissent en politique intérieure, par ailleurs, aident notre nation ainsi que l’opinion publique à consolider la politique interne afin de maintenir leur souveraineté nationale. Les ressortissants de cette orientation doivent se confirmer comme des vrais éclaireurs de l’opinion publique et politique en faveur de l’intérêt général.

La communication des organisations (CO)

Toute organisation, pour se maintenir et pour progresser, pour générer ses biens et services, a besoin de maintenir un bon climat en son sein (c’est-à-dire une bonne communication entre ses agents internes) ainsi qu’une bonne image envers son environnement externe en communiquant bien avec ses clients et partenaires. Telle est la raison d’être de l’option de la communication des organisations au sein de la Section de Sciences de l’Information et de la Communication.

En effet, après leur formation, les ressortissants de cette option sont employés comme les conseillers en communication, comme les chargés des relations publiques ou comme les agents « marqueteurs » au sein des organisations non gouvernementales (ONG), gouvernementales et entreprises de toute forme.

La communication sociale (CS)

Les ressortissants de cette option sont surnommés « les ingénieurs sociaux ». En effet, quand on sait bien que là où la communication ne marche pas, tout bâcle, il est nécessaire de consolider la communication sociale. Les communicologues « communicateurs sociaux » sont les vrais sensibilisateurs des masses pour le bien-être social. Ils sont utilisés par les organisations tant gouvernementales que non gouvernementales, pour conduire les populations ciblées par tel ou tel autre projet ou produit à y adhérer (ou non s’il le faut) pour leur bien-être. Ils sont donc des vrais agents pour le développement intégral des sociétés tant rurales qu’urbaines.

La publicité et animation socioculturelle (PASC)

Les étudiants ressortissants de cette option sont à 50 % communicateurs des organisations et à 50 % communicateurs sociaux. En effet, en général, les études dans cette option conduisent ses ressortissants vers les mêmes finalités évoquées pour la communication des organisations et la communication sociale avec cette différence que les publicitaires et animateurs socioculturels effectuent des descentes sur le terrain non seulement pour faire connaître un nouveau produit au service de la société, mais aussi et surtout pour sensibiliser et animer les masses à y adhérer pour leur bien-être. Les finalistes de cette option travaillent pour le compte des organisations non gouvernementales, gouvernementales et associations comme vrais animateurs politiques, des animateurs de développement et autres.

L’ISEAB a fait une première expérience avec l’option « Edition Multimédia » à partir de l’année académique 2012-2013. En perspective, l’ISEAB pense ouvrir (si candidats il y a) deux autres options : le cinéma et art du spectacle (CAS) et les multimédia (MM).

Les  formations organisées par l’ISEAB sont complémentaires au niveau de la projection du futur, de la vulgarisation des outils pédagogiques de développement. Notre Institut supérieur veut être une opportunité pour les jeunes qui s’y orientent de mettre leur courage et leur créativité à l’épreuve, pour construire, envisager un monde viable et vivable. Il s’efforce, dans tous ses programmes, de sensibiliser les jeunes à la problématique de la gestion raisonnée et planifiée des ressources locales disponibles, pour le compte de tous.